Méthodes d'aide

Pour se libérer du tabac, il faut avant tout être motivé. Mais même si la détermination est là, arrêter de fumer reste une démarche exigeante pour la majorité des fumeurs. La bonne nouvelle, c’est qu’en ajoutant à votre motivation des méthodes d’aide efficaces et du soutien, vous pouvez réussir!

Recourir aux ressources et aux moyens disponibles pour cesser de fumer n’est pas un signe de faiblesse; c’est plutôt une preuve de sagesse ! En effet, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de votre côté ? Assurez-vous tout de même de faire des choix éclairés : les méthodes d’aide n’ont pas toutes la même valeur et ne répondront pas toutes à vos besoins.

Vous trouverez dans cette section des réponses aux questions que vous vous êtes toujours posées à ce sujet. Vous pouvez aussi télécharger notre outil «Je me prépare à arrêter» qui résume les notions les plus importantes sur les méthodes d'aide.

Dans cette section:

Les aides pharmacologiques

Pour diminuer les effets du sevrage physique
La nicotine contenue dans le tabac peut créer une dépendance comparable à celle qu’entraîne la cocaïne. Lorsqu’on cesse de fumer, le cerveau, privé de sa dose habituelle, signale qu’il est «en manque»: maux de tête, insomnie, irritabilité, etc. C’est ce qu’on appelle le sevrage physique. Ces malaises sont passagers et leur intensité varie d’une personne à l’autre.

Pour réussir à arrêter de fumer, on gagne à être vraiment décidé et motivé. Mais saviez-vous que l’utilisation de traitements réduit les effets du sevrage physique et diminue l’envie de fumer? Résultat: vous augmentez de façon importante vos chances de réussite et diminuez vos risques de rechutes. Un coup de pouce qui rapporte!

Il est possible d’évaluer votre degré de dépendance à la cigarette à l’aide d’un bref questionnaire sur le site suisse www.stop-tabac.ch. Un score élevé indique que vous êtes grandement dépendant et que vous gagneriez davantage à utiliser une aide pharmacologique.

Quel traitement choisir?
Trois traitements pharmacologiques ont fait leurs preuves scientifiquement. Idéalement, ils devraient tous être accompagnés de counseling antitabac pour augmenter les chances de succès.

Votre médecin ou votre pharmacien vous aidera à choisir le traitement qui vous convient le mieux, en tenant compte de vos besoins, de votre état de santé, des contre-indications et des effets secondaires possibles.

    • Les thérapies de remplacement de la nicotine (TRN)
      Les TRN sont offertes sous forme de timbres, de gommes, de pastilles, d’inhalateur et même de vaporisateur buccal (comme Habitrol, NicoDerm, Thrive et Nicorette).

      Mode d’action: elles aident le corps à s’habituer à vivre sans tabac en lui fournissant une partie de la dose de nicotine à laquelle il est accoutumé.

      Quand arrêter de fumer: on doit avoir arrêté de fumer avant de commencer le traitement.

      Durée du traitement: environ 12 semaines, pendant lesquelles le dosage de nicotine diminue graduellement.

    • Les comprimés de varénicline (Champix)
      Vendu sur ordonnance médicale seulement, le varénicline – qui ne contient pas de nicotine – appartient à une nouvelle génération de produits de renoncement au tabac.

      Mode d’action: il agit sur les récepteurs de nicotine situés dans le cerveau, en réduisant l’intensité de l’envie de fumer et des symptômes de sevrage de la nicotine et en diminuant la satisfaction ou l’effet de bien-être que procure la cigarette.

      Quand arrêter de fumer: on recommande de commencer le traitement 1 semaine avant d’arrêter de fumer. Cela permet que la concentration de médicament soit suffisante dans l’organisme.

      Durée du traitement: le traitement dure habituellement 12 semaines, mais il est possible de le prolonger de 6 mois chez ceux qui ont réussi à arrêter de fumer, ce qui augmenterait leurs chances de rester abstinents à long terme.

    • Les comprimés de bupropion (Zyban)
      Vendu sur ordonnance médicale seulement, le bupropion – qui ne contient pas de nicotine – est en réalité un médicament antidépresseur auquel on a trouvé des vertus antitabagiques.

      Mode d’action: son mécanisme d’action précis n’est pas connu dans le traitement du tabagisme, mais on sait qu’il soulage le besoin de fumer et les symptômes du sevrage.

      Quand arrêter de fumer: on conseille de commencer à prendre les comprimés 1 semaine avant d’arrêter de fumer pour que le médicament ait le temps d’agir.

      Durée du traitement: habituellement 12 semaines, parfois plus longtemps.

Respect du traitement
Quel que soit le médicament choisi, il est important de respecter la durée du traitement et le mode d’utilisation du produit. Lorsqu’ils sont pris correctement, ces médicaments sont sécuritaires et ne causent pas de dépendance. Si vous avez des questions ou des inquiétudes, ne cessez pas votre traitement. Consultez plutôt votre médecin ou votre pharmacien.

Les traitements coûtent-ils cher?
La plupart des aides pharmacologiques sont couvertes par le régime public d’assurances médicaments ou les régimes privés. Une prescription du médecin ou une ordonnance du pharmacien est nécessaire pour le remboursement. Informez-vous auprès de ces professionnels de la santé pour connaître la procédure de remboursement.

Les aides pharmacologiques comportent-elles des effets indésirables?
Bien qu’elles peuvent aider à réduire et à soulager plusieurs symptômes physiques et psychologiques dus au sevrage de la nicotine, les aides pharmacologiques peuvent également avoir certains effets secondaires, selon les aides utilisées et les individus qui l'emploient. Entre autres, elles peuvent causer des nausées, des troubles du sommeil et des céphalées.

Les malaises attribuables au sevrage peuvent donc être confondus avec certains effets secondaires associés aux aides pharmacologiques. Il faut alors garder en tête que cesser de fumer peut entraîner certains symptômes, que l’on fasse usage ou non d’aides pharmacologiques. Si vous recourez à une aide pharmacologique et que vous vivez des malaises et des symptômes, consultez votre médecin ou votre pharmacien pour faire le point, plutôt que d’abandonner votre traitement.

Les approches alternatives

Certaines approches alternatives, telles que l'acupuncture, l'hypnose, les cures de déconditionnement, la phytothérapie et l’homéopathie, proposent de traiter le tabagisme. Aucune étude scientifique n’a toutefois confirmé leur efficacité pour lutter contre la dépendance au tabac.

L’effet relaxant de certaines approches peut quand même être intéressant en complément à une aide pharmacologique. Toutefois, avant de recourir à l’une ou l’autre de ces approches, renseignez-vous sur la formation des intervenants, le côté sécuritaire de la méthode ou des moyens utilisés, le nombre de séances, le coût de ces dernières et la possibilité qu’elles soient remboursées par votre régime d’assurance.

Si vous envisagez de prendre des produits naturels, rappelez-vous qu’ils ne sont pas automatiquement sans danger. Informez-vous auprès d’un pharmacien sur les risques d’interactions avec d’autres médicaments.


Un mot sur la cigarette électronique

Bien que la mise en marché de la cigarette électronique ne soit pas autorisée au Canada, celle-ci gagne en popularité, entres autres par la commercialisation dans Internet. Santé Canada et le directeur national de santé publique du Québec recommandent aux Canadiens de ne pas acheter ou utiliser de cigarettes électroniques, ainsi que tous les autres produits comparables, jusqu’à ce que soient mieux compris les impacts de leur consommation sur la santé. Ces produits peuvent poser des risques pour la santé et ils n'ont pas été pleinement évalués sur le plan de l'innocuité, de la qualité et de l'efficacité.

Pour lire la mise en garde de Santé Canada, cliquez ici.
Pour lire la mise en garde du directeur national de santé publique du Québec, cliquez ici.

Évaluez cette page


facebook

Dernière modification: 24/05/2013